Réduire le recours aux antibiotiques, adapter les élevages à un climat qui change, répondre à des consommateurs plus attentifs à ce qu’ils achètent : l’élevage concentre aujourd’hui de nombreuses attentes de société. Pour les entreprises de la nutrition et de la santé animales, ces attentes dessinent aussi de nouveaux marchés.
Les algues comptent parmi les ressources les plus prometteuses pour y répondre. Fibres, antioxydants, protéines, minéraux : leur richesse intéresse de longue date les équipes d’INNOZH qui, depuis Ploufragan (Côtes-d’Armor), suivent l’avancée des connaissances et mènent leurs propres travaux sur le sujet.
Santé animale, santé humaine et santé de l’environnement forment un tout : c’est le principe de l’approche « One Health ». Utiliser moins d’antibiotiques en élevage, c’est limiter le risque de voir se développer des bactéries résistantes.
Les algues ouvrent ici des pistes sérieuses. L’algue brune Ascophyllum nodosum pourrait renforcer la barrière intestinale des volailles et limiter la présence de bactéries indésirables. Chez la truie, INNOZH a mis en évidence, aux côtés d’un partenaire industriel, les bénéfices d’un complément à base de lithothamne, une algue calcaire : des mises bas facilitées et des porcelets plus vigoureux.
Les vagues de chaleur n’épargnent plus la Bretagne. Chez le poulet de chair, elles fragilisent l’intestin et ralentissent la croissance, au détriment du bien-être des animaux comme de l’équilibre économique des élevages.
Intégrées à la ration, certaines algues aident les animaux à mieux traverser ces épisodes : elles soutiennent un microbiote favorable, améliorent l’assimilation des nutriments et peuvent même valoriser la qualité de la viande. Autant de résultats qu’INNOZH a passés en revue dans ses synthèses scientifiques.
Les propriétaires d’animaux de compagnie recherchent des aliments plus naturels, qui contribuent au bien-être de leur compagnon. Ajoutées en petite quantité, la spiruline, la chlorelle ou la laitue de mer améliorent la digestion et le confort intestinal du chien, sans rien lui ôter de son appétit.
Pour les fabricants, c’est un levier de différenciation, à condition de pouvoir en apporter la preuve. INNOZH conduit précisément ce type d’études chez le chien, au domicile de ses propriétaires, dans des conditions proches de la vie réelle.
Et si l’air des bâtiments d’élevage devenait une matière première ? Chargé en ammoniac et en CO₂, il peut servir à cultiver des microalgues riches en protéines, elles-mêmes valorisables en alimentation animale. Encore exploratoire, cette piste retient toute l’attention d’INNOZH, en particulier pour la filière avicole : elle esquisse des élevages capables de transformer une partie de leurs émissions en ressource.
Entre l’intérêt d’une algue et sa place dans un aliment, une étape reste décisive : la démonstration. Les bénéfices annoncés doivent reposer sur des données solides, obtenues de façon indépendante.
C’est le cœur du métier d’INNOZH. Depuis plus de 30 ans, ce Centre de Ressources Technologiques conduit des travaux de recherche appliquée en santé et productions animales. Ses équipes mènent des études en élevages commerciaux partenaires comme chez les propriétaires d’animaux de compagnie, et évaluent l’appétence, la digestion, la santé intestinale ou les performances des animaux. Les entreprises disposent ainsi d’éléments fiables pour étayer leurs allégations, dans le respect du cadre réglementaire.
Cette expertise prend encore de l’ampleur lorsqu’elle se conjugue à celle d’autres centres techniques. INNOZH et le CEVA, spécialiste des algues et des végétaux marins, tous deux membres d’ACT Food Bretagne, préparent ainsi un projet de recherche commun consacré aux algues et à la santé intestinale du chien. Son lancement sera officialisé dans les prochaines semaines.
Vous développez un ingrédient, un additif ou un aliment à base d’algues, pour les animaux d’élevage ou de compagnie ? Les équipes Santé & Productions animales d’INNOZH vous accompagnent, de la conception à la réalisation de vos essais : www.innozh.fr/sante-productions-animales
Les travaux évoqués dans cet article sont présentés plus en détail sur le site d’INNOZH :
Crédits photos : INNOZH, ACT Food Bretagne